
Le père idolâtre d'Ibrahim
آزر
Âzar est nommé dans le Coran comme le père d'Ibrahim. Idolâtre et fabricant d'idoles, il refusa l'appel de son fils à l'adoration de Dieu seul. Ibrahim pria longtemps pour lui, mais finit par s'en désolidariser quand il comprit son obstination.
Âzar adorait des idoles et invitait son peuple à faire de même. Son fils Ibrahim, guidé par Dieu vers l'unicité, lui adressa des reproches pleins de douceur : « Élèves-tu de simples idoles au rang de divinités ? Toi et ton peuple êtes manifestement égarés. »
Ibrahim ne cessa d'appeler son père avec tendresse et respect, lui promettant même d'implorer le pardon de Dieu pour lui. Mais Âzar persista dans son rejet et menaça Ibrahim.
Le Coran rapporte qu'Ibrahim continua de prier pour son père, jusqu'à comprendre que celui-ci était un ennemi déclaré de Dieu ; alors il se désavoua de lui (9:114). C'est l'une des épreuves les plus déchirantes d'Ibrahim : aimer un père et devoir, par fidélité à Dieu, renoncer à le suivre.
Âzar montre que les liens du sang ne suffisent pas à sauver, et que la guidée appartient à Dieu seul. Mais il enseigne aussi la noblesse d'Ibrahim : on peut désapprouver fermement l'idolâtrie d'un proche tout en lui parlant avec douceur et en espérant longtemps son salut.
وَإِذْ قَالَ إِبْرَاهِيمُ لِأَبِيهِ آزَرَ أَتَتَّخِذُ أَصْنَامًا آلِهَةً ۖ إِنِّي أَرَاكَ وَقَوْمَكَ فِي ضَلَالٍ مُّبِينٍ
Abraham dit un jour à son père Âzar : « Elèves-tu de simples idoles au rang de divinités ? Toi et ton peuple êtes manifestement égarés ! »
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