
Qâsim, ʿAbdullah et Ibrahim, morts en bas âge
أبناء النبي ﷺ
Le Prophète ﷺ eut trois fils : Qâsim et ʿAbdullah, de son épouse Khadija, et Ibrahim, de Maria la Copte. Tous trois moururent en bas âge, du vivant de leur père. C'est de son fils aîné Qâsim que le Prophète ﷺ tira son surnom, « Abû al-Qâsim » (père de Qâsim).
Qâsim fut le premier enfant du Prophète ﷺ et de Khadija, né avant la révélation. C'est de lui que le Prophète ﷺ reçut sa kunya, « Abû al-Qâsim », qu'il aimait qu'on lui donne. Qâsim mourut tout petit, à La Mecque.
ʿAbdullah, également fils de Khadija, naquit après le début de la prophétie ; on le surnommait at-Tâhir (« le pur ») et at-Tayyib (« le bon »). Lui aussi mourut en bas âge.
Ibrahim, le dernier-né, vint de Maria la Copte, à Médine. Le Prophète ﷺ le nomma en l'honneur du prophète Ibrahim (Abraham). Il mourut vers l'âge de seize ou dix-huit mois. La douleur du Prophète ﷺ fut grande : on rapporte authentiquement (Bukhari) qu'à la mort d'Ibrahim, ses yeux versèrent des larmes, et qu'il dit : « Les yeux pleurent, le cœur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Ô Ibrahim, nous sommes affligés de te perdre. »
Le jour de la mort d'Ibrahim, une éclipse de soleil eut lieu. Les gens crurent que le soleil s'était éclipsé par tristesse pour la mort du fils du Prophète ﷺ. Mais celui-ci démentit fermement cette idée : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes de Dieu ; ils ne s'éclipsent ni pour la mort ni pour la vie de quiconque. » — une leçon contre la superstition.
Les fils du Prophète ﷺ enseignent la patience devant l'épreuve : celui que Dieu a le plus honoré a connu la douleur de perdre tous ses fils. Le Prophète ﷺ montra qu'on peut pleurer — les larmes ne sont pas un manque de foi — tout en se soumettant à la volonté de Dieu. Son refus de la superstition de l'éclipse enseigne aussi à ne jamais sacrifier la vérité, même dans le deuil.