
Les bonnes ou mauvaises actions sous forme humaine dans la tombe
عمل الإنسان في القبر
Après l'interrogatoire des deux anges, un personnage rejoint le défunt dans sa tombe : un homme. Pour le croyant, c'est un homme au beau visage, bien vêtu, au parfum agréable — et quand le défunt lui demande qui il est, il répond : « Je suis tes bonnes œuvres. » Pour le mécréant, c'est un homme au visage hideux, mal vêtu, puant, qui dit : « Je suis tes mauvaises actions. » Ce n'est pas un ange : ce sont les actes du défunt, devenus visibles.
LE GRAND HADITH DE LA TOMBE — D'après al-Barâʾ ibn ʿÂzib (Abû Dâwud, Ahmad, authentique), le Prophète ﷺ a décrit ce qui suit l'interrogatoire des deux anges. Après que le croyant a répondu correctement, une voix venue du ciel proclame : « Mon serviteur a dit vrai ! Préparez-lui une couche du Paradis, vêtez-le des habits du Paradis, et ouvrez-lui une porte vers le Paradis. » Sa tombe est alors élargie à perte de vue.
POUR LE CROYANT — Survient alors « un homme au beau visage, aux beaux vêtements, au parfum agréable », qui lui dit : « Réjouis-toi de ce qui te comble : voici le jour qui t'était promis. » Le défunt demande : « Qui es-tu ? Ton visage est celui qui annonce le bien. » Et l'homme répond : « Je suis tes bonnes œuvres. » Le croyant s'exclame alors : « Seigneur, hâte la venue de l'Heure, que je retrouve ma famille et mes biens [du Paradis] ! »
POUR LE MÉCRÉANT — À l'inverse, après que l'incroyant a échoué à répondre, sa tombe se resserre sur lui au point que ses côtes s'entremêlent. Survient alors « un homme au visage hideux, aux vêtements sales, à l'odeur pestilentielle », qui lui dit : « Réjouis-toi de ce qui te répugne : voici le jour qui t'était promis. » Le défunt demande : « Qui es-tu ? Ton visage est celui qui annonce le mal. » Et l'homme répond : « Je suis tes mauvaises actions. » L'incroyant s'écrie alors : « Seigneur, ne fais pas venir l'Heure ! »
CE QUE CELA SIGNIFIE — Ce personnage n'est pas un ange ni une créature à part : ce sont les actes mêmes du défunt, rendus visibles sous forme humaine. Ce que l'on a fait durant sa vie devient un compagnon — réconfortant ou effrayant — dans la solitude de la tombe. C'est l'image la plus saisissante de la responsabilité : nos œuvres ne nous quittent pas, elles nous attendent.
C'est peut-être l'image la plus parlante de tout le cheminement : dans la tombe, seul, on retrouve ses propres actes — devenus un visage. Le bien que l'on a semé devient un compagnon lumineux et parfumé ; le mal, un compagnon repoussant. Rien n'est perdu, rien n'est oublié. Cette scène invite à se demander, chaque jour : quel visage suis-je en train de préparer pour ma tombe ?
Allah raffermit les croyants ici-bas et dans l'au-delà par cette bonne parole...
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Quiconque aura fait le bien, fût-ce du poids d'un atome, le retrouvera
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